Actuali’sciences • Édition spéciale • Sciences & Société
SimClimat • Projection 100 ans • Température, CO₂, Emissions
Numéro 01 • “Urgence climat”

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Comprendre aujourd’hui, agir pour demain
Dossier : Évolution climatique
Article de presse • Sensibilisation

Quel climat DANS 100 ANS ?

Nous devons agir pour le futur de notre planète, pour notre futur. Le futur de notre planète est entre nos mains. Il ne tient qu’à nous d’agir pour le bon vieillissement de la Terre. D’ici 2050, les étés que nous considérons aujourd’hui comme exceptionnellement chauds deviendront la norme, transformant profondément nos modes de vie et nos priorités en matière d’adaptation.

Depuis plus d’un siècle, la température moyenne de la planète augmente. Cette hausse est directement liée aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine : combustion du charbon, pétrole et gaz, agriculture intensive, industrie, déforestation… On parle d’émissions anthropiques. Les scientifiques utilisent des modèles climatiques pour simuler l’évolution du climat selon différents niveaux d’émissions futures. Ces scénarios montrent que le futur de la planète dépend de nos choix collectifs.

Professeure Chloé Réchauffette : les émissions décident du futur

Depuis plus d’un siècle, la température moyenne de la planète augmente. Cette hausse est directement liée aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine (combustion du charbon, pétrole et gaz, agriculture intensive, industrie, déforestation...), appelées émissions anthropiques. Les scientifiques utilisent des modèles climatiques pour simuler l’évolution du climat selon différents niveaux d’émissions futures. Ces scénarios montrent que le futur de la planète dépend de nos choix collectifs. Si nous ne freinons pas nos émissions au point de les doubler , la planète pourrait se réchauffer de plus d’un degré d’ici 2107 (scénario bleu). Si elles diminuent rapidement et fortement, le réchauffement pourrait être ralenti. Des conséquences graves avec la hausse des températures : Canicules plus intenses et longues, sécheresses accrues, précipitations extrêmes et inondations, fonte des glaciers, élévation du niveau de la mer, affectant les zones côtières, perturbation des écosystèmes (extinctions d’espèces, perte de biodiversité). Les émissions d’aujourd’hui conditionnent le climat de plusieurs décennies à venir. Cela signifie que les choix actuels façonnent le climat que connaîtront les générations futures. Moins nous émettons, moins le réchauffement sera important. Chaque réduction d’émissions permet d’éviter des impacts supplémentaires, de préserver des écosystèmes et de limiter les risques pour les sociétés humaines. L’enjeu n’est plus seulement scientifique, mais politique, économique et social. Le réchauffement climatique n’est pas un problème lointain, mais se joue maintenant..

“Les émissions d’aujourd’hui conditionnent le climat de plusieurs décennies à venir. Les choix actuels façonnent le climat que connaîtront les générations futures.”

— Professeure Chloé Réchauffette, spécialiste du climat

Moins nous émettons, moins le réchauffement sera important. Chaque réduction d’émissions permet d’éviter des impacts supplémentaires, de préserver des écosystèmes et de limiter les risques pour les sociétés humaines. L’enjeu n’est plus seulement scientifique, mais politique, économique et social. Le réchauffement climatique n’est pas un problème lointain : il se joue maintenant.

Dr Marcel Canicule : l’albédo, un accélérateur

Le scénario témoin (courbe rouge) correspond aux paramètres actuels de la Terre. Le scénario modifié (courbe bleue) repose sur une diminution de l’albédo à 25 %, simulant la fonte des glaces et la réduction des surfaces réfléchissantes. Une baisse de l’albédo entraîne une absorption accrue de l’énergie solaire et accentue le réchauffement climatique. Les résultats montrent que, dans le scénario à albédo réduit, les émissions de carbone augmentent plus fortement que dans la situation actuelle. La température moyenne globale s’élève également beaucoup plus rapidement, atteignant des valeurs très élevées en fin de simulation. Ces écarts soulignent l’importance des mécanismes de rétroaction climatique. À long terme, une telle évolution pourrait provoquer une élévation du niveau des mers, une multiplication des événements climatiques extrêmes et de fortes perturbations des écosystèmes. Cependant, ces simulations montrent aussi que des solutions existent. La réduction des émissions de gaz à effet de serre, la protection des glaces et des forêts, ainsi que le développement des énergies renouvelables sont des leviers essentiels pour limiter le réchauffement climatique. Conclusion : l’évolution du climat dépend directement des choix humains. Agir dès maintenant est indispensable pour préserver l’équilibre climatique de la planète.

Les résultats montrent que, dans le scénario à albédo réduit, les émissions de carbone augmentent plus fortement que dans la situation actuelle. La température moyenne globale s’élève également beaucoup plus rapidement, atteignant des valeurs très élevées en fin de simulation. Ces écarts soulignent l’importance des mécanismes de rétroaction climatique.

Pr. Bernard Fonte-des-Glaces : le puit océanique, un rempart discret

Pour cela, des scientifiques ont effectué des simulations pour étudier l’évolution du climat en fonction de différents scénarios potentiels. Le professeur Bernard Fonte-des-Glaces s’est d’ailleurs penché sur la question du puit océanique. Pour rappel, le puit océanique correspond à la capacité des océans à absorber et stocker une partie du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Les océans absorbent un quart du CO2 émis par les activités humaines. Le professeur Fonte-des-Glaces a donc tenté de comparer l’évolution du climat dans 100 ans, si rien ne change, et l’évolution du climat dans 100 ans, si l’on négligeait ce puit océanique. “Bien évidemment, si on néglige le puit océanique, la concentration en CO2 en ppm va bien évidemment augmenter dans 100 ans par rapport à la situation de référence. Si l’on compare les deux situations, sans changement et en négligeant le puit océanique, la concentration en CO2 serait de 83ppm de plus en 2107 si nous négligeons le puit océanique”, nous explique le professeur pour décrypter le graphique ci-dessous sur l’évolution de la concentration de CO2 dans l’atmosphère en ppm (partie par million). A noter que la courbe rouge correspond à la situation de référence et la courbe violette montre la différence si l’on néglige le puit océanique. “Cela pourrait donc également induire une hausse de la température globale de 0,3°C, ce qui est assez alarmant pour l’avenir de notre planète. Nous passerions de 16,67°C dans l’atmosphère à 16,99°C en 2107 si le puit océanique est négligé.” rappelle le professeur Fonte-des-Glaces, en réponse au graphique sur l’évolution de la Température en °C. .

“Sans le puit océanique, la concentration en CO₂ augmenterait : 83 ppm de plus en 2107 par rapport à la situation de référence.”

— Pr. Bernard Fonte-des-Glaces, glaciologue

Conclusion

L’évolution du climat dépend directement des choix humains. Agir dès maintenant est indispensable : réduire les émissions, protéger les puits de carbone (océans, forêts) et limiter les rétroactions (fonte des glaces → perte d’albédo). Plus tôt nous agissons, plus la trajectoire reste vivable.